Quelles sont les bonnes pratiques d’achat ?

Le Service des achats de l’État (SAE), créé par le décret du 17 mars 2009, a pour mission de définir et mettre en œuvre la politique des achats courants de l’État.

Dans ce cadre, le SAE a identifié sept leviers d’achats performants. Il s’agit des bonnes pratiques suivantes :

1 – Négocier les offres à chaque fois que c’est possible

2 – Choisir la bonne pondération dans ses critères d’attribution

3 – Exprimer son besoin au plus juste et ouvrir des variantes

4 – Adapter la durée de ses marchés

5 – Stimuler la concurrence

6 – Évaluer l’exécution du marché

7- Privilégier les prix fermes

Chaque bonne pratique identifiée est traduite de manière opérationnelle. Ainsi, en ce qui concerne la bonne pratique n°4 sur la durée des marchés, le SAE recommande, pour des investissements lourds pour l’entreprise, de partir sur une durée de 4 ans en adoptant le 2 ans + 1 an + 1 an pour concilier amortissement des coûts et rapport de force côté client.

Nous pouvons cependant nous interroger sur les conséquences de la bonne pratique n°2 qui est à manier avec prudence. Fort du postulat selon lequel le degré de qualité attendue d’un prestataire se traduit dans le cahier des charges, le SAE préconise de rendre prépondérant le critère financier autant que possible. Mais les moyens mis en œuvre par les candidats pour atteindre les exigences du cahier des charges diffèrent souvent en fonction des différentes propositions techniques. La seule signature du cahier des charges ne garantit pas une exécution optimale du marché. Le risque est alors que la prépondérance du critère financier engendre une perte de qualité des prestations demandées. Par ailleurs, un cahier des charges rédigé de manière trop précise peut restreindre le jeu de la mise en concurrence.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.