Prestations et primes en concours de maîtrise d’oeuvre

Les architectes parlent aux maîtres d’ouvrage ! La Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP) a établi une fiche intitulée « Prestations et primes en concours de maîtrise d’œuvre ». Dans ce document, la MIQCP explicite les différents niveaux de prestations demandées aux architectes de concours de maîtrise d’œuvre

ainsi que la justification des primes pouvant leur être allouées.

Ce document a été fait en s’inspirant d’une large part du témoignage des architectes. Il affine les éléments de chaque mission demandée dans le cadre d’un concours (sur esquisse, APS ou APD). Il est destiné aux maîtres d’ouvrage afin d’appréhender au mieux la signification de ce qu’est le concours pour les concepteurs, et ce qu’il implique.

Ainsi, doit-on systématiser la sélection des architectes sur la base des références professionnelles ? En effet, dans un secteur où « la prise en compte de bâtiments existants, l’environnement et le paysage, la recherche plastique et l’écriture architecturale, les choix de structure et de matériaux, les surfaces, l’enveloppe financière… Il n’y a pas, pour ce faire, de domaine spécialisé : il n’est pas absolument nécessaire, pour concevoir une école, d’avoir construit une école. L’architecte a un rôle transversal. » De même, si les concours ont donné naissance à une profession concurrentielle, performante, ils peuvent être, en contrepartie de sa vitalité, source d’épuisement et conduisent parfois à de graves désillusions. Il est très difficile « d‘être bon tout le temps » ; cela nécessite chaque fois de se remettre en question, de repasser son « examen professionnel ». A la longue, la tranquillité nécessaire au processus de création peut être altérée.

Les architectes déplorent bien souvent la densité du programme, de son contenu et du manque de hiérarchie des objectifs du maître d’ouvrage. Le document présenté apporte quelques éclaircissement sur la pertinence des informations souhaitées par les architectes afin de répondre de manière optimale au besoin exprimé par le maitre d’ouvrage. Autant d’eclaircissements sur le coût (approche générale et pas exclusivement financière) du travail de conception et de l’appropriation du programme, de vérification, de faisabilité, de repérage d’éventuels dysfonctionnements ou d’enrichissements du projet.

 

Cet ouvrage s’est centré sur la nécessité d’indemniser à leur juste valeur les prestations de conception demandées dans le cadre des concours et autres formes de consultations de maîtrise d’œuvre.

 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.