La prise en compte des achats responsables dans les politiques d’achats

Les résultats du baromètre des achats responsables 2011, présenté par l’Observatoire des achats responsables le 17 janvier dernier à Paris, viennent d’être mis en ligne sur leur site. Ils permettent de prendre la mesure du degré d’intégration des achats responsables dans les politiques d’achats, et notamment dans les achats publics. La cible de l’étude comprend en effet des personnes en charge des achats publics dans les organisations publiques (collectivités, ministères, fonction publique hospitalière, etc.) à hauteur de 36 % des sondés.

Quels sont les apports de cette étude en termes d’achats responsables? Comment les politiques d’achats sont-elles menées ?

  • Une prise en compte importante des achats responsables dans les politiques d’achats puisque la mise en place d’une politique d’achats responsables constitue l’une des premières motivations pour 67 % des sondés (dont 82 % dans le secteur public). La réduction des coûts des services et produits n’est que la seconde motivation !
  • Une démarche mature, en place dans 79 % des structures, depuis 3 ans en moyenne.
  • Une démarche guidée principalement pas des contraintes réglementaires. Le respect des réglementation et normes est la principale motivation pour 77 % du secteur public, même si la préservation de la planête concerne 49 % des sondés du secteur public. Rappelons à cet effet les obligations du Code des marchés publics en matière de développement durable.
  • Une avancée significative en terme de mise en place des politiques d’achats responsables. 40 % des sondés ont mis en place des indicateurs de mesure de progression des achats responsables. Les systèmes de management permettent de plus en plus de mesurer la performance et 47 % des sondés considèrent que les résultats obtenus en termes d’organisation achats responsables sont conformes aux objectifs.
  • La part des achats responsables dans les achats globaux reste faible. Pour le secteur public, seulement 12 % des achats globaux correspondent à des achats responsables (contre 19 % pour le secteur privé). Le secteur public accuse un retard par rapport au secteur privé.
  • Une analyse des risques peu pratiquée par le secteur public, probablement liée au respect du Code des marchés publics qui limite la part de risque.
  • Une évaluation systématique des coûts globaux qui reste minoritaire. Seulement 24 % des sondés évaluent les coûts globaux dont ils font l’acquisition, et seulement 16 % des sondés calculent les coûts de fin de vie et de destruction ou de recyclage des produits.
  • Une prise en compte importante des fournisseurs de petite taille dans le secteur public (62 % des sondés contre seulement 33 % dans le secteur privé), liée très probablement à l’obligation d’allotissement du Code des marchés publics.
  • Une maîtrise difficile du caractère responsable des fournisseurs. 66 % des sondés considèrent qu’ils ne maîtrisent pas le caractère responsable de leurs founisseurs.
  • La prise en compte des critères environnementaux dans le référencement des fournisseurs. Même si les critères économiques (dont le prix) arrivent en tête avec 41 %, les critères environnementaux arrivent en seconde position avec 31 %.
  • Les contraintes budgétaires, principal obstacle à la mise en place d’une politique d’achats responsables (68 % pour le secteur public).

Les politiques d’achats, du secteur public notamment, accordent une place de choix aux achats responsables. Mais leur mise en place reste difficile et la part des achats responsables dans les achats globaux reste faible. D’une manière générale, les politiques d’achats publics restent souvent guidées par des contraintes réglementaires.

 

 

 

 

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